Toutes les raisons de se suicider doivent céder devant le devoir que nous avons d'aider notre prochain. Celui qui n'aime plus la vie peut et doit se consacrer à la vie des autres.
Penses-y bien, jeune homme; que sont dix; vingt, trente ans pour un être immortel? La peine et le plaisir passent comme une ombre, la vie s'écoule en un instant; elle n'est rien par elle-même, son prix dépend de son emploi. Le bien seul qu'on a fait demeure, et c'est par lui qu'elle est quelque chose.
Ne dis donc plus que c'est un mal pour toi de vivre, pusqu'il dépend de toiseul que ce soit un bien, et que si c'est un mal d'avoir vécu, c'est une raison de plus pour vivre encore. Ne dis pas, non plus, qu'il t'est permis de mourir; car autat voudrait dire qu'il t'est permis de n'etre pas homme, qu'il t'est permis de te révolter contre l'auteur de ton être, et de tromper ta destination. Mais en ajoutant que ta mort ne fait de mal à personnes, songes-tu que c'est à ton ami que l'oses dire?
Mais toi, qui es-tu? Qu'as tu fait? Crois -tu t'excuser sur ton obscurité? Ta faiblesse t'exempte-t-ele de tes devoirs, et pour n'avoir ni nom ni rang dans ta Patrie, en es-tu moins soumis à ses lois? IL se sied bien oser parler de mourir tandis que tu dois l'usage de la vie à tes semblables! Apprends qu'une mort telle que tu la médites est honteuse et furtive. C'est un vol fait au genre humain. Avant de le quitter, rends lui ce qu'il a fait pour toi.Mais je ne tiens à rien? Je suis inutile au monde? Philosophe d'un jour! Ignores-tu que tu ne saurais faire un pas sur la terre sans y trouver quelque devoir à remplir, et que tout homme est utile à l'humanité, par cela seul qu'il existe?
Ecoute-moi, jeune insensé; tu m'es cher; j'ai pitié de tes erreurs. S'il te reste au fond du coeur le moindre sentiment de vertu, viens, que je t'apprenne à aimer la vie. Chaqe fois que tu seras tenté d'en sortir, dis en toi-même: "Que je fasse encore une bonne action avant que de mourir." Puis va chercher quelqe indigent à secourir, quelque infortuné à consoler, quelque opprimé à défendre.
Si cette considération te retient aujourd'hui, elle te retiendra encore demain, après-deain, toute ta vie. Si elle ne te retient pas; meurs tu n'es qu'un méchant.
alors voilà un logn texte de Rousseau que j'ai trouvé dans mon livre de philo mais jlé bien aimer et puis ca ma fait penser à une certaines personnes.. voilà bisous a tous